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ILS & ELLES Y VIVENT

Vendredi 12 juin 2009
Dans la série, nos voisins ont du talent, vient de paraître un livre dont les photos sont signées d'Hervé Hôte, le mari de Guilia de la Boutique Sarah M.



On connaît d’Arles son amphithéâtre et son théâtre antiques, sa cathédrale romane et sa douceur de vivre... En plus d’une richesse monumentale remarquable distinguée par l’UNESCO au titre du patrimoine mondial de l’humanité, la cité arlésienne peut également s’enorgueillir d’une architecture et d’un décor sculpté d’une variété et d’une richesse exceptionnelles : marques religieuses, insignes du pouvoir, bestiaires fantastiques... se déclinent sur les façades, grandioses ou modestes, de la ville.

Aux deux millions de visiteurs de la ville mais aussi à tous les amoureux sensibles au langage de la pierre, le livre permet de découvrir une ville autrement, en compagnie de Jean-Marc Bernard et du photographe Hervé Hôte. Inédits, parfois amusants, leurs points de vue rendent hommage à ces témoins des siècles passés, avec sensibilité et poésie.


Textes :
Arlésien de naissance, Jean-Marc Bernard traduit pendant des années son attachement à la pierre de sa ville par l’exercice de son métier de maçon. Sa connaissance exceptionnelle de la cité l’a conduit à devenir aujourd’hui responsable du secteur sauvegardé de la ville d’Arles.
Photographies :
Anthropologue de formation, Hervé Hôte est photographe depuis toujours. Son premier terrain de jeu a tout naturellement été sa région, la Camargue, ses habitants et ses touristes. Toujours ancré à Arles pour mieux partir découvrir le monde, il collabore pour de nombreux magazines : portraits, territoires urbains, architecture, paysages, objets... chaque sujet dénote le même sens de l’observation, du détail, de l’empathie
Préface de Patrick de Carolis :
"Regarder pour rêver, s'égarer ou apprendre à décrypter les époques et les symboles ... Là une tête d'agrafe grimaçante à souhait, ici les restes d'une corniche antique ou la trace profonde d'une ancienne ville sainte du christianisme. Un immense livre d'images minérales que chacun peut feuilleter à sa guise et qui prend, ici, la légèreté du papier. C'est à ce voyage initiatique que nous invite le très beau livre de Jean-Marc Bernard et d'Hervé Hôte, catalogue subjectif d'un autre musée imaginaire."


Livre = 20 €, en vente dans toutes les bonnes librairies,
notamment à la Boutique des Passionnés (rue Réattu)

Les auteurs seront en dédicace à la Boutique des Passionnés
vendredi 3 juillet à partir de 17h30


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Mercredi 24 octobre 2007


Après l'exposition "RE-MAKE, REFAIRE L'INSTANT"

et une participation avec Malik Nejmi
en septembre à la "Rentrée en Images"
organisée par les Rencontres d'Arles pour les publics scolaires,

la galerie L'atelier du midi
accueille un travail photographique de
Patrick Ruet
réalisé en Papouasie et en Indonésie il y a 20 ans.


En marge de son travail de plasticien, ses photographies sont exposées pour la première fois dans leur tirage original, dans un format réduit qui invite le spectateur à des rencontres intimes, creusant des instants délicieux et quotidiens que le photographe a partagé avec les papous Danis et certains peuples Indonésiens. Il se souvient des petits hommes nus vêtus de leur étui pénien, les bras croisés très haut pour se protéger du froid, des rudes marches sous le soleil accablant, des matins dans la brume et des femmes rondes, des regards noirs d’ébène, des poignées de mains échangées sur des chemins perchés dans les nuages...
Étranger dans cet autre côté du monde dans lequel le temps semble s'être suspendu, Patrick Ruet propose une réflexion sur la perméabilité des frontières entre le voyage touristique et le voyage initiatique.
Galerie L’atelier du midi
Exposition du 10 novembre au 1er décembre 2007
1, rue du Sauvage et 8 rue Maïsto, 13200 Arles - 04 90 49 89 40
Vernissage le samedi 10 novembre à partir de 18h30
Ouverture : de 15h à 19h, les lundi, mercredi et samedi - Visite privée sur rdv - Entrée gratuite


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Lundi 24 septembre 2007

Le Toreo littéraire
de Catherine Le Guellaut

"Et la lune nous regardait" ...

Après Les taureaux rêvent aussi, Catherine Le Guellaut rempile avec un deuxième recueil de nouvelles taurines Et la lune nous regardait. Inutile d'être féru de tauromachie pour se laisser emporter par ce dialogue entre l'homme et la nature, cette exploration de la nature humaine en guise d'introspection.
Ici, pas de mano a mano clinquant ou héroïque mais un entrecroisement subtil, quasi sensuel entre des réalités brutales plus tranchantes que le fil d'une épée et des rêveries douces aux saveurs de miel, entre ces instants fugaces où la vie oscille de la certitude au doute, du triomphe à la déchéance captés ici par une plume sauvage et aimante. Entrecroisement aussi du récit en prose et des coplas (couplets poétiques du chant flamenco), échos à fleur de peau, braises incandescentes de cette peña negra éternellement réactivée.
L'auteur torée avec sensibilité les sentiments, du plus doux au plus violent, du plus sombre au plus exaltant, de la peur au courage. Des tranches de vie et de mort, fragiles, voluptueusement fragiles. La corrida est là, toujours, au centre ou en filigrane, prétexte à un regard sur la marche du monde, sévère, lucide.
Omniprésent, obsédant et mystérieux, d'un bout à l'autre de l'ouvrage, erre le personnage de José, le valet d'épée du torero. A travers son regard attentif, ses gestes et ses silences, on passe sans heurt d'une nouvelle à l'autre comme le toro brave boit le vent léger d'un leurre de velours.
Coloré, tragique, dérisoire, il y a dans les  textes de Catherine Le Guellaut, un univers qui rôde, hante et nous plaque le visage contre notre propre image dans le miroir à y chercher l'humain désespérément. L'écriture est peaufinée, travaillée à fleur de peau, aiguisée et juste, pour résonner au fond de nous comme l'éclat d'un solo de trompette salue la profondeur d'une faena et nous fait frissonner.

Trois questions à l'écrivain :
Il y a dans chacun de vos textes quelque chose qui s'apparente au cri, à l'alerte, est-ce comme cela que vous écrivez ?
Ma grand-mère disait toujours “Si tu n'as rien à dire, tais-toi“ et elle ajoutait après un silence “Mais quand tu parles, fais-toi bien entendre“.
L'urgence est mon moteur, une urgence de dire, de raconter, de transmettre qui me submerge et m'obsède. Très sensible aux autres, aux ambiances, j'ai l'impression d'être perméable - une éponge - et d'accumuler en moi un “stock“ d'images, d'instants “volés“, de personnages, de sensations, certains sans doute engrangés depuis très longtemps et se mèlent à ma propre histoire, à mes blessures, à mes peurs et mes espoirs. Puis un jour, un déclic, un mot, un visage, une situation vient réactiver ce que je croyais oublié. Mes textes naissent de ce télescopage à première vue désordonné, sensitif. J'écris d'abord mentalement à coup d'images fortes, la nuit le plus souvent, prends quelques notes dans le noir et ne commence à travailler réellement sur papier que lorsque tout est mûr.
La nouvelle n'est pas un genre majeur de la littérature, mais semble s'adapter particulièrement à la tauromachie, comment le ressentez-vous ?
La dimension de la nouvelle correspond totalement au rendu de l'urgence qui m'anime, de cette collision d'idées, d'évènements, de personnages, de sentiments.
Sur l'adaptation particulière à la tauromachie, le temps d'un toro dans l'arène coïncide souvent à celui de la lecture d'une nouvelle. On est exactement dans le même tempo, dans le même rythme. Tout comme un toro se révèle en quelques quinze minutes, l'esprit de la nouvelle est de transmettre l'essence – l'essentiel - d'une vie en un quart d'heure. C'est le même temps du drame réinventé et, pour moi, en son centre, toujours, l'infinie question de la condition humaine.
Ce qui se passe sur le sable de l'arène est porteur de bien d'autres choses que le seul spectacle auquel on participe ou auquel on assiste, la loupe grossissante de l'état de la société et de l'humain. La corrida représente en condensé toutes les interrogations du monde et revêt une force et une universalité qui sont des terrains d'écriture et de transposition aussi fascinants que passionnants.
Une phrase...
c'est un souffle ou un soupir,
une respiration, une vie,
le temple d'une faena idéale.
Votre écriture respire, ondule, vos phrases sont élaborées et vos mots sont d'une justesse déconcertante ; Comment arrivez-vous à cette maîtrise ?
J'aime mes personnages, profondément, leurs histoires, leurs défauts, leurs faiblesses, leurs enthousiasmes, leurs illusions déçues, je les respecte. Je traque chaque mot dans ce qu'il a de justesse, d'évidence et d'irremplaçable pour dire ce que je ressens, pour transmettre au lecteur l'exactitude d'un état d'esprit, d'un sentiment, d'une odeur. Les phrases doivent avoir la même forme que le temps de l'action ou de la pensée, elles doivent sonner, résonner, rouler, couler. Une phrase c'est un souffle ou un soupir, une respiration, une vie, le temple d'une faena idéale. Quand j'écris, je recherche de ce duende magique qui transcende le texte et offre de l'émotion ; à la différence près que je peux corriger ou refaire alors que devant un toro brave, l'erreur est irréparable, définitive ; on ne se rejoue pas la mort d'un coup de gomme.
J.C. -

A lire :
Et la lune nous regardait,
autres nouvelles taurines. Ed Cairn, collection Filigranas( 2007)
Les taureaux rêvent aussi,
nouvelles taurines. Ed Cairn, collection Filigranas (2006, actuellement en réimpression).

le site de Catherine Le Guellaut
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Samedi 22 septembre 2007

Hervé HOTE

son métier :
photographe


sa mission :
créer l'évènement
à l'intérieur de votre évènement


signe particulier :
caméléon



Se faire tirer le portrait, rien de plus banal, souvent des plus fastidieux, et les résultats sont hélas parfois bien décevants.
Afin de sortir la photographie d'un carcan contraignant et de contingences matérielles rigides, Hervé Hôte et ses deux comparses de l'Agance Caméléon ont fait le choix d'exploiter à fond toutes les possibilités offertes par les technologies modernes de la photographie numérique pour que vos clichés s'imprègnent de vie, de bonheur, d'humour, d'impertinence...
Photos de groupes, évènements familiaux, fêtes, ambiance, spectacles ou travail à usage professionnel, l'agence Caméléon a plus d'une corde à son arc-en-ciel..., plus d'une couleur à son violon !!!

le site de l'agence
les bureaux :
17 rue Jouvene, 13200 ARLES
tel : 04 90 93 43 51 - fax : 04 90 96 59 96
contact@agence-cameleon.com

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Jeudi 20 septembre 2007

Artiste peintre,
Ben ATTAR

a créé en 1996
DELT'ART,

l'école d'arts plastiques dont il est directeur.

Ce centre de création, pour les enfants, les adolescents et les adultes, a pour but de favoriser l’accès du plus grand nombre aux pratiques artistiques et culturelles. Née de l’exigence d’une action culturelle spécifique pour les enfants de 4 à 18 ans et les adultes, l’école a une vocation pluridisciplinaire.

Avec 34 heures de cours hebdomadaires, l'école propose actuellement des sections d'arts plastiques pour les enfants et adultes,  de préparation aux écoles d’arts, de dessin académique, d'aquarelle , de calligraphie, de modelage, de design,  de mode, etc…
Les cours et les productions sont guidés par des choix artistiques liés  aux tendances actuelles de l’art et par la volonté de prendre en compte les intérêts individuels de chaque enfant, adolescent, adulte. Chaque projet de l’école est un nouveau territoire à explorer où élèves et artistes  sont complices de la même aventure partagée.  C’est une action de sensibilisation à tous les champs du domaine artistique qui veut susciter le jeu, le plaisir, développer la conscience, libérer l’imagination, placer chaque élève en situation de création et à l’orée de découvertes sans cesse nouvelles.

Delt'art
est à l'origine d'événements artistiques et d'expositions thématiques, d'échanges culturels avec d’autres pays, l’art sans frontière «carnet de route», d'actions dans au sein des établissements scolaires de la région.

Pour en savoir plus :
visiter les ateliers : Ecole d'Arts plastiques - 2 Rue Léon Blum  - 13200 Arles - Tel : 04 90 93 44 82
voir le site
communiquer par courriel
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Mardi 18 septembre 2007
Michèle Gil 
est Arlésienne avec une philosophie de la passion, de la clairvoyance et de la sensibilité qui la pousse au hasard de ses investigations de documentaliste hors pair et de narratrice inspirée à écrire pour ne pas laisser filer la petite histoire. Par petite histoire, il faut comprendre celle qui a tissé l’originalité, l'intérêt, l’attrait, autant humain que folklorique,de ce Pays d’Arles si riche en toute chose et qui l’inspire.

On lui doit de très nombreux articles de fonds sur les quartiers d’Arles, le marché, le costume...(fruit de sa collaboration assidue et régulière pour le quotidien régional «La Provence»).
Elle est l’auteur de plusieurs ouvrages, qui font référence, sur l’histoire des emblématiques Ateliers SNCF arlésiens, les Reines d’Arles et le dernier en date paru aux éditions Equinoxe sur « l’Arlésienne et la mode parisienne du18ème à nos jours ».
Michèle Gil aborde avec autant d’ enthousiasme des sujets qui évoquent la femme et le monde de la mode.
Elle a suivi (et reste encore trés impliquée dans ce milieu) les défilés de haute couture notamment ceux de Louis Féraud et de Christian Lacroix, deux Arlésiens montés à Paris.
C’est d’ailleurs ce dernier qui a très amicalement préfacé son dernier ouvrage.
Michèle a également travaillé pour la télévision sur différents magazines autour des thèmes de la Provence mais aussi de la femme.
Loin d’être passéiste mais au contraire résolument moderne, elle prend la plume pour raconter la vie des autres, des traditions qui évoluent, de ce quotidien qui fait les grands noms et les grandes histoires.

par Sylvie Péres-Lugassy
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